Vieux-Montréal : accueil Vieux-Montréal : index Vieux-Montréal : contactez-nous
  Retour au hall
FICHE D'UN BÂTIMENT 
Identification  
Cliquez sur l'image, pour une version agrandie.
 
L'immeuble vu de la place Jacques-Cartier.
©Denis Tremblay, 2007
 
Carte postale estampillée par la poste en 1904.
©Bibliothèque et Archives nationales du Québec, Albums de rues E.Z. Massicotte, notice : 0002730822 (MAS 2-180-f)(détail).
 
Un détail de la façade vers 1910.
©Bibliothèque et Archives nationales du Québec, Cartes postales, C-06422.
Les termes précédés d'un sont définis au glossaire.
Nom du bâtiment :

Immeuble Berthe-Hurtubise

Autre appellation :
  • Hôtel Riendeau
  • Hôtel Plaza
Adresse civique :
Construction et  
modifications majeures :

1902/ 1912 / 1984 

Plans de localisation :
Caractères physiques :
  • Nombre d'étages : 5
  • Matériau dominant : pierre
  • Type de toit principal : plat

Pour plus d'information sur les caractères physiques du bâtiment, veuillez consulter le relevé des caractères physiques.

Pierre :

En l'absence d'une mention de confirmation, l’identification « pierre grise de Montréal [calcaire] » est présumée d’après l’apparence et l’époque d’utilisation.

Ce bâtiment fait partie
des ensembles suivants :
  • Hôtel Richelieu
    Histoire de l'ensemble
    Deux bâtiments (443 Saint-Vincent et 452-454 place Jacques-Cartier) qui, avec un troisième immeuble disparu, ont fait partie à la fin du XIXe siècle, de l'hôtel Richelieu alors célèbre. Des trois immeubles, seul le 443 Saint-Vincent a appartenu au propriétaire de l'hôtel Richelieu, les deux autres bâtiments étant loués.

  • Ensemble Giraldi-Hurtubise
    Histoire de l'ensemble
    Un immeuble comprenant le vestige bien intégré d'une façade de maison-magasin plus ancienne.

Cliquez sur le nom de l'ensemble pour obtenir la liste des bâtiments de cet ensemble.

Avertissement :

La façade de ce bâtiment comprend un important vestige de la façade de la maison-magasin Séraphino-Giraldi construite en 1837 (fiche distincte, même adresse). On donne souvent le nom d'hôtel Saint-Nicolas à cet immeuble. Or, ledit hôtel occupait exclusivement l'édifice voisin (édifice Riendeau) entre 1853 et 1862.

haut de page
Histoire du bâtiment  
 

Berthe Hurtubise, épouse séparée de biens d'Omer Baillargeon, fait ajouter en 1902 deux étages sur l'ancienne maison-magasin Séraphino-Giraldi (1837), dans le cadre formel d'une promesse de vente obtenue en début d'année des héritiers de Marie-Mathilde Roy, veuve de John Pratt. L'adjonction ne couvre que la partie avant du bâtiment en place, mais, vu de la place, le bâtiment change radicalement de forme. Berthe Hurtubise tient bientôt une vaste salle à manger au rez-de-chaussée (là où son père, un marchand, tenait auparavant commerce en tant que locataire) et elle occupe ce qui apparaît comme un grand logement avec des chambres à louer alors qu'elle-même habite ailleurs; le nom d'hôtel Richelieu de Tempérance est ensuite utilisé jusqu'en 1912. Il y a des transferts de propriété entre Berthe Hurtubise et des prêteurs (ventes à réméré), puis entre son père et son mari dans ce qui apparaît comme une situation financière difficile; la salle à manger est fermée.

Entre-temps, et ce, dès 1902, l’Hôtel Riendeau, établi dans le bâtiment voisin à droite, loue trois des cinq étages du bâtiment. L’immeuble est grandement endommagé par un incendie en 1912 et il est vendu. Il est alors rénové en profondeur, la façade étant conservée et les vitrines possiblement rénovées. La vocation hôtelière est ensuite consolidée. De 1919 à 1969, l’hôtel Plaza occupe l'immeuble qui a encore cinq étages à l'avant et trois à l'arrière. Vers 1940 ou 1950, le fenêtrage du rez-de-chaussée est grandement modifié pour les besoins de l'hôtel et grill et une grande enseigne au néon est installée.

Une boîte à chansons occupe le rez-de-chaussée dans les années 1970 puis, en 1984, le bâtiment est rénové pour accueillir des commerces au rez-de-chaussée et des bureaux aux étages. On ajouterait alors deux étages sur toute la partie arrière du bâtiment, jusqu'à la limite du lot; on rénove de nouveau les vitrines du rez-de-chaussée. En 2015 on y trouve, et ce, depuis 25 ans environ, une boutique spécialisée en art Inuit ainsi que des bureaux aux étages.

Voir aussi les informations sur le ou les ensembles dont ce bâtiment fait partie.

haut de page
 
Photographie de la Ville de Montréal; Yvan Laing, photographe, 1956 (détail).
Archives de Montréal, VM094-Y-1-17-D1444 (pièce Z-1466)
 
Élévation principale.
©Ville de Montréal, vers 1995.
Cliquez sur le dessin pour
une version agrandie.
 
Élévation arrière.
©Ville de Montréal, vers 1995.
Cliquez sur le dessin pour
une version agrandie.
 
Architecture  
 

Vu dans son ensemble, l'édifice de cinq étages (incluant le rez-de-chaussée), à toit plat, correspond à un type d'immeuble hôtelier courant dans le secteur aux XIXe et XXe siècles. Il est d'apparence commerciale au rez-de-chaussée et doté aux étages de nombreuses fenêtres dans une composition régulière très sobre. De fausses arcades, l'une en anse de panier et les autres en plein cintre, ornent l'étage au-dessus du rez-de-chaussée, cette composante ornementale étant héritée de la façade de maison-magasin (1837) intégrée à celle créée en 1902. Les trumeaux un peu plus larges à tous les niveaux, de part et d'autre des fenêtres de la travée centrale − celle de l'anse de panier −, sont d'ailleurs dus à la façade ancienne. Des vitrines dominent le rez-de-chaussée depuis très longtemps mais leur facture actuelle témoigne des rénovations en profondeur réalisées en 1984.

haut de page
Construction initiale  
 
Date de construction :

1902

Concepteur de la construction :
  • L.R. Montbriand
Propriétaire constructeur :
  • Berthe Hurtubise
    (propriétaire du 1901-10-17 au 1908-11-26)
    En octobre 1901, il y a promesse de vente à Berthe Hurtubise, épouse séparée de biens d'Omer Baillargeon, par la succession de Marie-Mathilde Roy, veuve de John Pratt. Grâce à cette promesse notariée, Berthe Hurtubise peut investir et faire réaliser des travaux qui modifient l'apparence et la nature du bâtiment déjà en place. Avec un restaurant et des chambres à louer, elle occupe une bonne partie de l'immeuble. Elle vend (à réméré) et reprend la propriété à deux reprises avant de la céder en 1908 par donation à son père, Antoine-Léonidas Hurtubise, qui la cède ensuite à Omer Baillargeon, son mari, en 1911. Ce dernier la vend à son tour en juin 1912 à Alexandre Desmarteaux, comptable et liquidateur. Il y aura plusieurs autres transactions avant que l'immeuble devienne la propriété d'Hôtel Plaza ltée en 1948.
Locataire ou autre
usager d'origine :
  • Hôtel Riendeau
    (locataire de 1902 à 1912)
    L'hôtel Riendeau occupe principalement l'édifice voisin, à droite, mail il loue aussi trois des cinq étages de la partie avant du bâtiment. On communique par l'intérieur par une ou plusieurs ouvertures dans le mur mitoyen, sans accès direct à la rue dans cet immeuble-ci.
Commentaire sur la construction

Une ancienne toiture à deux versants disparaît et deux étages sont ajoutés sur la partie avant du bâtiment (Le Prix Courant, 1902). Le parement en pierre est complété de manière à uniformiser l'apparence du bâtiment dont la forme change pourtant radicalement. Il est aussi possible que des vitrines déjà en place depuis les années 1870 soient remplacées lors de ces travaux, ce que des photos suggèrent.

haut de page
Fonction(s) d'origine et type particulier  
 
Fonction(s) spécifique(s) :
  • restaurant
  • hôtel
Fonction(s) générale(s) :
  • commerce
  • habitation
haut de page
Autres travaux – Modifications  
 
Travaux 1 :
    Date des travaux : 1912
    Modification à la volumétrie horizontale du bâtiment.
    Démolition partielle du bâtiment.

    À la suite d’un incendie survenu en 1912, l’immeuble, dont on a pu sauvegarder presque uniquement la façade en pierre de taille de cinq étages, est reconstruit. De la maison-magasin de 1837, il ne resterait donc que la façade (2e et 3e niveaux), considérée ici comme un vestige.
Travaux 2 :
    Date des travaux : 1984
    Restauration ou recyclage du bâtiment.

    Alors qu'un même propriétaire possède cet immeuble et celui à droite, le bâtiment est rénové et converti en immeuble de bureaux.
haut de page
Autres propriétaires ou locataires (sélectif)  
 
Propriétaires :
  • Marie-Mathilde Roy (épouse de John Pratt)
    (propriétaire du 1874-02-19 à v. 1900)
    Marie-Mathilde Roy décède entre 1897 et 1900. Ses héritiers possèdent l’immeuble jusqu’au 11 novembre 1902.
haut de page
Protections patrimoniales du bâtiment  
 
Le bâtiment est protégé en vertu de la Loi sur le patrimoine culturel, en vigueur depuis le 19 octobre 2012, par le statut suivant :
  • Situé dans le site patrimonial de Montréal (Vieux-Montréal) (déclaré).
    Anciennement un arrondissement historique (1964-01-08) (juridiction provinciale)
Le bâtiment est identifié aux documents d'évaluation du patrimoine urbain dans la catégorie suivante :
  • Situé dans un secteur de valeur patrimoniale exceptionnelle Vieux-Montréal (juridiction municipale)
haut de page
Numéros de référence  
 
Bâtiment :

0040-56-6856-02

Propriété :

0040-56-6856
Fiche 2 de 3 sur cette propriété

haut de page
Pour plus d'informations...  
 

Pour plus d'information sur l'histoire ou l'architecture du bâtiment,
veuillez consulter les sources suivantes :

haut de page
 
Vieux-Montréal