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Projet de réaménagement
La place d’Armes est aujourd’hui l’un des principaux points d’entrée dans le Vieux-Montréal pour les touristes. L’une des principales caractéristiques de l’aménagement actuel est sans contredit sa surélévation d’environ 75 centimètres par rapport aux trottoirs et aux rues l’entourant. Sur le plan fonctionnel, cette mise en « podium » limite l’accès aux personnes à mobilité réduite et a eu pour effet d’encaisser le bassin de la sculpture-fontaine.
Le projet de réaménagement a pour but de rehausser le caractère prestigieux et emblématique du lieu. En effet, la place elle-même, son monument central et tout son environnement bâti forment un ensemble chargé de significations historiques multiples. C'est un peu le centre du centre historique de la ville, une synthèse dans la synthèse. La place est en effet ceinturée par le séminaire de Saint-Sulpice (en construction dès 1684), la grande église Notre-Dame des années 1820 (qui remplace celle du 17e siècle), le siège social de la Banque de Montréal, des gratte-ciel du début du 20e siècle et une tour moderniste des années 1960. Depuis 2002, la place d'Armes et son environnement bâti sont magnifiquement mis en valeur par des éclairages architecturaux réalisés dans le cadre du Plan lumière du Vieux-Montréal.
Ainsi, les objectifs du projet sont de :
- confirmer le sens et les valeurs de la place et de son encadrement;
- supporter l’espace identitaire de la place par un espace matériel conforme à la typologie du Vieux-Montréal;
- faciliter et améliorer la convivialité, l’appropriation et l’habitabilité de la place;
- ajuster la place à ses fonctions contemporaines tout en préservant l’empreinte de son identité dans le temps.
Pour en savoir plus
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Historique de la place d'Armes
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La place d’Armes est la seconde place publique de Montréal après l’actuelle place Royale. C’est en 1693 que les Sulpiciens font l'acquisition d'un terrain au nord de l'église Notre-Dame dans le but d'en faire une place publique. La nouvelle « place de la fabrique » devient rapidement un lieu de socialisation car on y fait, à la sortie de l'église, la lecture des décrets et des ordonnances.
Le lieu prend le nom de place d’Armes quand le site des manœuvres militaires est déplacé sur la « place de la fabrique » à la suite des réaménagements provoqués par l'incendie dévastateur de 1721 autour de la place Royale. De 1781 à 1813, la place d'Armes, est utilisée comme marché à foin et à bois. En 1813, les activités commerciales sont déplacées au nouveau marché à foin (square Victoria) et la place d'Armes retrouve sa fonction militaire.
L'ancienne église Notre-Dame sur la place d'Armes, ©BANQ, Album de rues E.-Z. Massicotte, cote 4-48-a. |

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En 1836, la Ville achète de la Fabrique le terrain de l'ancienne église paroissiale. En effet, avant la construction de l’actuelle basilique Notre-Dame, il y avait une première église paroissiale implantée à la manière des villes européennes au centre de la rue principale. C’est donc la démolition de l’ancienne église paroissiale en 1830 puis de sa tour clocher en 1843 qui permet de définir les nouvelles limites de la place. On redresse alors la rue Notre-Dame et, vers 1848-1850, on transforme la place en jardin public, à la manière d'un square victorien, avec des portails de pierre et des grilles de fer forgé. Au centre, on installe une haute fontaine.
Vers 1848, Anonyme. ©Musée McCord, M331. |
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En 1895, la fontaine est remplacée par un monument à la mémoire de Paul Chomedey de Maisonneuve toujours présent sur le site. Sculpté par Louis-Philippe Hébert, il présente de Maisonneuve entouré de Jeanne Mance, Charles Lemoyne, Lambert Closse, et d'un Iroquois.
Monument Maisonneuve Montréal. ©BANQ, Album de rues E.-Z. Massicotte, cote 4-170-a (détail). |
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Au début du XXe siècle, on enlève les clôtures du square puis, en 1914, le jardin est complètement éliminé et remplacé par du béton et de la pierre. Dans les années 1920, la place d'Armes est devenue une plaque tournante du réseau de tramways, entre l'est et l'ouest de la ville. Vers 1925, 26 lignes de tramways y convergent, un record inégalé depuis à Montréal. La construction des vespasiennes en souterrain de la place d’Armes au début des années 1930 fait partie des grands travaux publics lancés par le maire Camillien Houde pour fournir de l’emploi aux milliers de chômeurs à la suite du « crash » de 1929.
La place en 1946. ©BANQ, photo : Conrad Poirier.
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C’est en 1960 que d'importants travaux de réaménagement donnent à la place son apparence actuelle.
Pour en savoir plus :
Fiche sur la place d'Armes dans les inventaires patrimoniaux
du Vieux-Montréal
Vue de la place d'Armes depuis le porche de la basilique Notre-Dame à Montréal. Armour Landry, 28 juillet 1965 (détail).
©BANQ, Fonds Armour Landry, P97,S1,P14237 |
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